double scrutin

Cameroun-Politique : Interrogations autour du double scrutin électoral

Depuis quelques  jours, plusieurs interrogations tournent  autour de  certains  candidats aux élections législatives et municipales du 9 février 2020.

Le Cameroun plane depuis quelques temps dans le doute  quant à ce grand évènement  du 9 février où tout citoyen ira aux urnes pour faire son choix. Ce doute qui provient sur quelques réactions de certains leaders politiques. L’on se demande bien  qui est candidat et qui ne l’est pas.

C’est le cas du président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) qui s’est exprimé sur son compte Twitter pour s’indigner des attaques dont lui font certains militants  depuis quelques temps déjà : « Visiblement, je serai plus attaqué aux législatives qu’à la présidentielle » explique Cabral Libii LI NGUE NGUE. De l’autre côté c’est le   Social Democratic Front (SDF) parti du Chairman  NI John FRU NDI, qui a vu un grand nombre de ses militants et candidats  être pris en otage par des milices armées pro-sécessionnistes dans les régions anglophones du pays. Une chose qui continue de créer le doute pour le double scrutin du 9 février prochain.

Par ailleurs, certains candidats ont décidé de boycotter ce double scrutin, à l’instar du Parti Mouvement de la Renaissance du Cameroun du Pr Maurice KAMTO qui avait invité  « l’ensemble des camerounais qui souhaitent véritablement la refondation du pays à rejoindre la seule voie qui peut (leur) permettre de l’obtenir : celle de la transition politique, démocratique et non violente ». Le parti d’Edith KAHBANG WALLA, Cameroon People’s Party (CPP) l’a rejoint  avec l’avocate Me Alice NKOM.

Malgré tous ces doutes et interrogations, les autorités administratives de certaines régions,  invitent les populations à aller se présenter aux urnes pour faire librement et paisiblement leur choix ce 9 février 2020. Rappelons qu’à la sortie de la conférence annuelle des gouverneurs, tenue les 13 et 14 janvier dernier, le ministre de l’administration territoriale avait ordonné, au nom du chef de l’Etat, aux dirigeants des 10 régions du pays, de renforcer des mesures sécuritaires pour le bon déroulement desdits élections.

 

 

DANIEL AIME BELL

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